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Questions – réponses

Voici une liste de réponses à des questions qui ont trait à la pratique de la méditation. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Elle sera complétée au fur et à mesure des questions qui me seront posées en privé. Si vous ne trouvez aucun élément de réponse à vos questions ou si vous souhaitez des précisions, vous pouvez m’adresser une demande à l’aide du formulaire de contact. Les articles du blog comportent également des informations au sujet de la pratique spirituelle, complémentaires à cette page.

1) Qu’est-ce que la méditation guidée, et quels sont ses principes de base ?
2) Quels sont les bienfaits de la méditation guidée, et de la méditation en général ?
3) Les méditations guidées aident-elles à atteindre la Réalisation spirituelle ?
4) Peut-on guérir nos blessures émotionnelles grâce à la méditation ?
5) Je me sens remué-e après avoir pratiqué une méditation guidée. Pourquoi cela m’arrive-t-il, et que dois-je faire ?
6) Dans quelle position faut-il méditer ?
7) Comment profiter au mieux des méditations guidées ?
8) Peut-on créer nos propres méditations guidées ?
9) Qu’en est-il de l’utilisation de cristaux, d’encens, d’huiles essentielles, de bols tibétains ou de symboles par exemple ?
10) C’est toujours la lumière blanche que vous nous demandez de visualiser, pourquoi pas des couleurs ?
11) Durant la méditation, je vois des couleurs alors que j’ai les yeux fermés, est-ce normal ?
12) Pourquoi n’y a-t-il pas de musique en arrière-plan ?
13) Pourquoi n’utilisez-vous pas les battements binauraux, les sons isochrones ou des programmes de type I-doser ?
14) À quelle fréquence pratiquer les méditations guidées ?
15) La méditation guidée remplace-t-elle une psychothérapie ?
16) L’écoute du son OM peut-elle à elle seule produire la guérison ?
17) Les méditations guidées peuvent-elles être bénéfiques pour les personnes atteintes de cancer ?
18) Je m’endors à chaque fois avant la fin, comment faire pour que ça n’arrive pas ?
19) Je désespère car je n’arrive pas à méditer ?
20) Je sens que je deviens dépendant-e des méditations guidées, est-ce un problème ?
21) Pourquoi privilégiez-vous une respiration naturelle plutôt que contrôlée ?
22) Pourquoi ai-je envie de dormir après avoir pratiqué une méditation guidée ?
23) Lorsque je dois me concentrer durant la méditation guidée, je me crispe automatiquement, pourquoi ?
24) Je n’ai jamais le temps de méditer !
25) Quelle différence entre l’état méditatif et l’état de transe ?
26) Pourquoi utilisez-vous le pronom personnel « je » pour la guidance ?
27) Utilisez-vous l’hypnose ou les messages subliminaux dans les méditations guidées ?
28) La méditation nous rend-elle imperméables aux énergies négatives ?
29) Dans certaines méditations, il est demander d’imaginer quelque chose. Que faire si je n’arrive pas à imaginer ?
30) Pendant la méditation guidée, des flashs apparaissent furtivement sous forme d’images, représentant des personnes ainsi que des lieux connus et inconnus. Pouvez-vous m’expliquer ce phénomène ?
31) Quelle est la différence entre l’énergie vitale et le « souffle vital (prâna) » ?
32) Tantôt vous parlez de l’importance capitale de mettre en pratique les trois clés de l’ouverture au prâna, tantôt vous dites qu’il n’y a rien d’autre à faire que ressentir. N’est-ce pas ambivalent ?

 

1) Qu’est-ce que la méditation guidée, et quels sont ses principes de base ?

La méditation guidée, telle qu’elle vous est proposée sur ce site, est un outil didactique dont le but est de vous aider à intégrer cet état de conscience particulier qu’est la méditation. Grâce à cet outil, vous apprenez à devenir autonome dans votre capacité à mobiliser les ressources dont vous avez besoin pour être à même de vous positionner en faveur de ce que vous voulez vraiment dans votre vie. Ce que vous voulez vraiment, en votre cœur, c’est manifester votre potentiel créateur en conformité avec les Lois divines qui participent à l’harmonie, à l’équilibre. Cette expression fait de vous un être humain au sens le plus noble du terme, engagé dans la voie dite du Juste milieu, celle de l’Action juste, de la Vérité et de la Probité. La méditation n’est donc pas une vulgaire technique de bien-être et de retour à la santé, c’est un état de conscience qui vous permet d’être parfait spirituellement, non pas par l’atteinte d’un quelconque résultat, mais par la dynamique intérieure dans laquelle cet état de conscience vous place. Cette dynamique est celle qui vous permet d’incarner et de rayonner l’amour divin, tant par des actes concrets que par votre simple « action de présence ».

Toutes les méditations guidées proposées sur ce site reposent sur les trois clés que sont le ressenti, le relâchement et la posture. Il est fondamental que vous puissiez apprendre à les intégrer par votre pratique, car ce sont elles qui vous permettront d’atteindre l’état de conscience méditatif. Ces trois clés sont également celles qui vous permettent d’ouvrir les portes de votre incarnation au « souffle vital » (appelé prâna dans la tradition hindouiste, mot sanskrit dont la traduction littérale est précisément « souffle vital »), qui est l’essence lumineuse qui vous « inspire » et qui met en mouvement votre puissance créatrice.

Voyons plus en détail quelles sont ces trois composantes essentielles de la méditation :

1) Le ressenti est la manifestation du lâcher-prise au niveau psychique. C’est la faculté de percevoir la réalité de l’instant présent sans passer par le filtre déformant des émotions et des schémas de pensée dysfonctionnels et conditionnés. Cette réalité, sans cesse changeante, est composée d’une quantité indéfinie d’informations qui parviennent à la conscience par l’intermédiaire du système nerveux, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Ressentir consiste à observer ces informations telles qu’elles sont, de manière équanime, c’est-à-dire sans la surimposition du mental. Le ressenti est ce qui permet de « voir » les choses au-delà de leurs apparences, et ainsi de les « connaître » vraiment. En tant qu’elle est le contraire de l’ignorance, la connaissance véritable tranche le voile de l’illusion et fait disparaître les ombres qu’il produisait par occultation de la Lumière. Cette connaissance non rationnelle est la Lumière de la Conscience, la Lumière de Vérité. Cette vision pénétrante se sert de tous les sens pour percevoir « ce qui est ». Ressentir, c’est donc à la fois voir, goûter, toucher, écouter, sentir et prendre conscience de ce qui survient à l’intérieur de soi. En d’autres termes, le ressenti est la focalisation de la Conscience en un point de l’espace et du temps, focalisation qui met en lumière « ce qui est » et lui permet ainsi de se révéler en tant que reflet de la lumière. Sans la faculté de ressentir, qui englobe donc l’ensemble des perceptions sensorielles, nous n’aurions pas conscience du monde qui nous entoure et de notre existence en celui-ci. Je précise encore que le ressenti, sur le plan intérieur, nous met instantanément en connexion avec notre âme vivante, lui permettant ainsi de se révéler à la lumière de la Conscience sous la forme de sensations particulières (états d’âme, émotions, perceptibles sous la forme de sensations corporelles), mais également d’intuitions mises en forme par le mental (idées, rêves, élans créateurs, etc.). Ce dévoilement est une véritable illumination intérieure.

REMARQUE IMPORTANTE

La focalisation sur l’instant présent ne doit pas vous rendre « passif-ve », mais au contraire « actif-ve » par la reconnexion à cet « élan de vie » qu’est votre âme, en exprimant votre créativité par des actions concrètes, source d’harmonie pour soi-même et pour les autres. Il est très important de bien comprendre cela, car trop souvent la méditation enseignée par des personnes ignorantes devient une fuite vers un paradis illusoire synonyme de détachement des « affaires » de ce monde, au nom d’un pseudo-accomplissement spirituel. C’est le cas de tous ces enseignements « non-dualistes » transmis à des personnes souvent fragiles et vulnérables, pour lesquelles ils sont autant inadaptés que dangereux, en les invitant à prendre refuge dans un espace « chloroformé », un « arrière-plan » dans lequel rien ne doit plus les affecter, en vue d’atteindre une sorte de béatitude inconditionnelle. Le plus souvent, cet espace dans lequel la personne va se réfugier pour s’anesthésier et ne plus ressentir son mal-être ne sera en vérité rien d’autre que le résultat d’un subtil mécanisme de refoulement et de répression de la souffrance par l’ego.

En fait, vivre la véritable félicité métaphysique est tout simplement incompatible avec l’interaction qu’exige la vie dans la matière. Seul l’état de samadhi permet de « goûter » à l’extase indicible que procure la fusion avec l’Absolu, mais cet état, qui suppose la transcendance de l’ego (donc aussi de l’individualité), n’est en effet pas conciliable avec la vie dans le monde manifesté, pour laquelle les impulsions d’attraction et de répulsion de l’ego sont évidemment nécessaires si l’on veut pouvoir se positionner en faveur de ce que l’on veut et de ce que l’on ne veut pas, être capable de discernement, s’affirmer, etc. Malheureusement, bien trop souvent cette connaissance est passée sous silence, ayant pour conséquence un approfondissement de la dualité à l’intérieur de l’individu, et donc de sa souffrance, alors que son intention est de trouver paix, harmonie et unité. Cette méprise sera pour lui source d’incompréhension et de détresse, ce qui est tragique puisque c’est bien tout le contraire qu’il était en droit d’attendre de son engagement sur la voie spirituelle.

2) Le relâchement est la manifestation du lâcher-prise au niveau physique. Tant que certains muscles sont contractés sans que cela soit nécessaire à l’activité physique ou au maintien de la posture, cela signifie que la psyché n’est pas complètement libérée de l’identification inconsciente à certains conditionnements ou ancrages négatifs (négatifs dans le sens où ils traduisent une anxiété, une peur dysfonctionnelle ou un manque quelconque). Vous pouvez avoir l’impression que tout va bien « en surface », alors que certains conditionnements vous influencent inconsciemment. Cette influence inconsciente est par contre toujours perceptible dans le corps, au travers de votre posture, de la tension musculaire et de votre respiration. Comme le corps et la psyché sont inter-reliés, détendre le corps a un effet libérateur sur cette dernière, et il est donc essentiel de toujours garder un état de relâchement maximal des muscles qui ne doivent pas être sollicités par l’activité physique ou le maintien corporel. En outre, la crispation musculaire induit un catabolisme générateur de déchets métaboliques majoritairement acides, qui viennent inutilement enflammer les tissus et déséquilibrer le PH du corps, créant un terrain propice à l’apparition de la maladie, de la fatigue, de la dépression, etc.

3) Au même titre que le relâchement, la posture concerne la dimension physique et reflète l’état d’esprit dans lequel vous vous trouvez. En adoptant une posture idéale, vous pouvez influencer positivement votre psyché et libérer le corps des déséquilibres, compressions et blocages qui perturbent sa physiologique et qui empêchent le diaphragme de fonctionner dans une amplitude optimale adaptée à vos besoins. Corriger votre posture libère votre respiration et améliore ainsi votre capacité d’absorption du « souffle vital » (prâna).

Les méditations guidées sont proposées dans des thèmes variés, mais il faut bien comprendre que ceux-ci représentent autant de manière d’apprendre à intégrer les trois clés présentées ci-dessus, dans des situations spécifiques que vous pouvez rencontrer dans votre vie de tous les jours. Le but de la méditation guidée, telle que je la propose sur ce site, est de vous apprendre à devenir parfaitement autonome dans votre capacité à projeter la Lumière de la Conscience sur le « Vivant » qui cherche à s’exprimer en vous à chaque instant, c’est-à-dire sur votre âme vivante, afin de lui insuffler la force d’harmonisation (ou, pourrais-je dire, de régénération, de guérison, de cohésion, etc.) dont elle a besoin pour rayonner et offrir toute la beauté de son unicité au monde, sous la forme de la créativité, de la joie, de la sagesse, de la grâce, de l’intelligence, de la lucidité, de l’amour, du service désintéressé, etc.

Comme le disait le sage Confucius : « Lorsque un homme a faim, il vaut mieux lui apprendre à pêcher plutôt que de lui donner du poisson à manger ». Nous sommes désormais entrés dans l’ère de la responsabilisation personnelle et de l’exploitation de nos formidables ressources intérieures. Tout être humain étant doté de conscience, il dispose de la capacité de s’éveiller à sa véritable nature, en prenant le bon positionnement intérieur. C’est ce positionnement particulier de la Conscience pure focalisée, synonyme d’accueil inconditionnel de votre réalité intérieure, que vous êtes invité-e à expérimenter grâce à la pratique de la méditation guidée. Une fois bien intégré, vous serez à même de vivre ce processus de la Présence sans l’aide de la guidance d’une méditation guidée, à chaque instant de votre vie quotidienne, vous affranchissant ainsi de toute « béquille » extérieure. Cet apprentissage de la Présence demande du temps et de la pratique, à plus forte raison si cette capacité – naturelle et spontanée chez le petit enfant que vous avez été – a été réduite quasiment à néant par l’hyperactivité du mental rationnel. Cette capacité à ressentir de manière concentrée, sans l’interférence du mental, doit être entraînée. N’attendez pas de miracle à ce niveau, vous devez faire vos gammes, jusqu’au jour où vous vous sentirez apte à « voler de vos propres ailes ».

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2) Quels sont les bienfaits de la méditation guidée, et de la méditation en général ?

Les innombrables bienfaits de la méditation proviennent du fait qu’elle ouvre les portes de votre individualité au « souffle vital » (prâna). Lorsque vous placez votre attention sur l’instant présent et que vous libérez le corps de toutes les tensions inconscientes et inutiles, votre respiration retrouve un rythme naturel et vous vous laissez remplir par cette quintessence subtile captée dans l’atmosphère. Le « souffle vital » est la force de vie qui protège, guérit, « inspire », « nourrit », apporte confiance, optimisme et enthousiasme, fait ressentir la plénitude, la paix et cette joie toute simple d’être vivants. Étant une force d’harmonisation, elle rétablit l’équilibre partout où il y a déséquilibre.

Lorsque vous êtes bien « chargé-e » en prâna, vous êtes naturellement moins vulnérable aux pollutions et aux agressions physiques et psychiques ; votre complexe psycho-physique se défend beaucoup mieux contre tout ce qui pourrait porter atteinte à votre intégrité et à votre bien-être. Toutes les maladies, les symptômes, les douleurs et les souffrances sont la conséquence d’un déficit d’énergie vitale (ou de son blocage) et il est donc logique qu’un apport de prâna ait des incidences positives sur ces déséquilibres.

Pour qu’il puisse s’auto-guérir, le corps a besoin de prâna, et il est donc important de vous placer dans le positionnement intérieur qui vous permettra de le mobiliser. Une fois mobilisé grâce à l’état de réceptivité tel qu’il est décrit au point 1 ci-dessus, le prâna peut être orienté sur n’importe quelle partie du corps. Il suffit pour cela de maintenir l’attention focalisée sur elle. Le prâna ainsi orienté a un effet puissamment libérateur sur les blessures, non seulement physiques, mais également émotionnelles. Lorsque ces dernières sont « cristallisées » dans le corps, elles représentent de l’énergie vitale bloquée, perturbant sa physiologie et ayant une influence négative sur la psyché. Cette influence « somato-psychique » peut se manifester par des troubles obsessionnels compulsifs, un état dépressif, des pensées obsédantes, des dépendances ou des maladies chroniques. Ces émotions bloquées dans le corps sont la conséquence d’une identification à certaines croyances, passées ou présentes, dont le dénominateur commun est le manque d’amour. Si l’on considère que la force d’amour est, dans sa manifestation subtile, le prâna, alors il est compréhensible qu’un déséquilibre émotionnel ou organique causé par le manque d’amour puisse être libéré lorsqu’il est exposé à cette essence subtile. Ainsi, par l’attention focalisée, c’est-à-dire par le ressenti, le prâna est orienté sur la zone corporelle observée. Si celle-ci est perturbée par des énergies bloquées, le facteur harmonisant du prâna aura pour effet de les remettre en mouvement, créant l’ordre à partir du chaos. Par voie de conséquence, la guérison physique aura un impact positif sur la psyché, grâce à la libération de la racine « somatique » de ses troubles.

Ainsi, le prâna permet de guérir l’âme individuelle de ses blessures, à la fois physique et psychique. Cette régénération est nécessaire car l’individu a besoin de pouvoir s’appuyer sur une individualité stable et solide s’il compte pouvoir s’élever ensuite en conscience au-delà de celle-ci, dans la (re)connaissance de son Identité suprême (cf. point 3 ci-dessous). En effet, une âme meurtrie, blessée dans sa chair, fragile et instable sera un obstacle de taille à la Réalisation spirituelle, car tant qu’elle n’aura pu se « régénérer » et réintégrer son état primordial, la quête spirituelle risque d’être récupérée dans le but de compenser le manque d’amour ressenti à l’endroit des blessures. Si tel est le cas, l’individu, sous l’emprise de son ego, cherchera à atteindre l’idée qu’il se fait de la perfection spirituelle pour obtenir une bonne image de lui-même, une satisfaction, une valorisation, une reconnaissance, une approbation, etc., et il se jugera négativement à chaque fois que « ce qu’il est » l’empêche d’obtenir cette compensation.

Pour bien comprendre cela, nous pouvons comparer l’âme individuelle à un enfant. Pour entrer dans l’âge adulte avec une identité bien définie, bien structurée, l’enfant aura dû pouvoir compter sur le soutien indéfectible et l’amour inconditionnel de ses parents, même et surtout lorsqu’il se sera trompé. Si cela n’a pas été le cas, certaines facettes de l’enfant n’auront pu arriver à maturité et seront restées « bloquées » dans l’ombre (ombre qui symbolise la souffrance de l’âme, l’énergie vitale bloquée). Ces facettes privées de lumière seront autant de failles qui fragiliseront l’âme, influenceront l’image que l’individu a de lui-même et détermineront son positionnement face au monde qui l’entoure. Bien entendu, il ne faut pas voir cette force intérieure de l’âme comme de l’égoïsme et de l’orgueil disproportionnés, mais comme une saine fierté d’être qui l’on est, une confiance en soi naturelle, une capacité à s’affirmer et à se montrer tel que l’on est, à se respecter et à poser des limites lorsque cela est nécessaire pour protéger son intégrité, quitte à paraître bien éloigné du « spirituellement correct » aux yeux de ceux qui s’illusionnent sur la nature de la spiritualité authentique. L’amour que l’enfant n’aura pu recevoir de ses parents lorsqu’il en aurait eu besoin aura fragilisé certaines parts de lui-même qui n’auront donc pu grandir et qui seront par conséquent toujours prisonnières de certains manques (manques qui auront parfois été vécus comme de véritables traumatismes). L’individu, à l’âge adulte, devra donc lui-même s’occuper de cet enfant blessé en lui, et c’est en s’ouvrant à ce parent « spirituel » qu’est la Lumière que la guérison pourra avoir lieu. Ce processus de guérison intérieure est l’œuvre de la Lumière, de l’amour, et c’est par cette ouverture qu’est la présence à soi qu’il s’opère. Cette ouverture est l’essence même de la méditation, telle qu’il vous est proposé de l’exercer au travers des méditations guidées du site.

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3) Les méditations guidées aident-elles à atteindre la Réalisation spirituelle ?

Précisons tout d’abord ce qu’est la Réalisation spirituelle. Les traditions authentiques la nomment Délivrance, Transcendance, Résurrection, et dans d’autres langues Moksha, Satori, etc. En dignes héritières de la Tradition primordiale, toutes ces traditions s’accordent à dire que la Réalisation spirituelle est une libération des limitations inhérentes au monde des formes, par laquelle l’être humain fait l’expérience de son Identité suprême, et se libère ainsi de son « moi » individuel (âme vivante, jîvâtmâ en sanskrit) qui n’existe que par rapport à ces mêmes formes. La réalisation de cette Identité suprême et absolue, appelée le Soi (Âtma), est l’achèvement d’un long cheminement initiatique, qui se subdivise en deux étapes bien précises.

© Romolo Tavani - Fotolia.com Le reflet du soleil à la surface de l'eau... tout un symbole !

© Romolo Tavani – Fotolia.com
Le reflet du soleil à la surface de l’eau… tout un symbole !

La différence entre ces deux étapes peut être figurée grâce au symbolisme du Soleil et de son reflet dans l’eau. Le Soleil représente le Soi, la Conscience pure. Le rayon de lumière qui en émane et qui se réfléchit à la surface de l’eau est le symbole de l’Intellect supérieur (Buddhi, en sanskrit). Cette Lumière spirituelle est l’essence du Soi, par laquelle Il se connaît Lui-même, connaissance en laquelle résident la Plénitude et la Félicité. Le reflet de cette lumière à la surface de l’eau est le symbole de l’âme vivante. Cette dernière, avec la conscience individuelle (ego) qui lui est indissociable tant que perdure l’impression de séparation, n’existe que parce qu’elle est « éclairée » par la Source de la Lumière, le Soi. Cette Lumière est une focalisation de la Conscience pure en un point de l’espace et du temps ; c’est cette Lumière qui nous permet de prendre conscience de notre existence en tant qu’âme vivante individuelle (reflet).

La première étape du cheminement initiatique se situe au niveau du reflet lui-même et ne concerne que celui-ci. Il s’agit, lors de cette étape, de redonner au reflet l’éclat qui fut le sien lorsqu’il apparut pour la première fois à la surface de l’eau, avant que des « voiles » d’ignorance ne viennent occulter la source de sa lumière (le soleil). Ces voiles symbolisent ici les structures de l’ego dysfonctionnel dont l’individu devra se libérer pour que l’âme vivante puisse à nouveau pleinement refléter la Lumière qui émane du Soi (le soleil). Pour cela, une mise en lumière de l’âme doit s’opérer, dans toutes ses facettes. Cette régénération psychique (également appelée purification, illumination ou « éveil »), est effective dès que l’individu se libère des voiles et qu’il ose révéler au monde sa véritable nature, son « vrai-moi », qui n’est autre que son âme, donc. Tant que l’individu s’identifie à son ego, qui peut être symbolisé par la persona, ce masque que portaient les acteurs dans le théâtre de la Grèce antique, il empêche la lumière de l’âme de refléter la Lumière du Soi dans le monde manifesté, et prive ainsi celui-ci des qualités et des vertus divines dont elle se fait le relai. Par le fait même de cette occultation, l’âme est en souffrance, blessée, étouffée par les limitations d’ordre moral de l’ego (la fausse morale devrais-je dire, celle de la connaissance du bien et du mal en tant que revers d’une même médaille, celle de la dualité). En abandonnant cette fausse identité conceptuelle, l’individu retrouve de facto sa véritable nature. Ce « dévoilement » de l’âme lui confère la régénération à la fois physique et psychique, synonyme de guérison. Libérée des blocages et des crispations qui étaient induits par l’ego et son florilège de mécanismes de défense et de réactions conditionnées, l’âme peut à nouveau « souffler » et rayonner librement sa lumière.

Cette première étape de la quête spirituelle permet donc à l’individu de reconquérir son état primordial, c’est-à-dire la simplicité, la spontanéité, l’innocence, la fluidité et la pureté de son âme d’enfant. Cette première étape est un passage difficile, car il doit accepter de mettre en lumière les parts de lui-même qu’il avait jusque-là préféré garder dans l’ombre, pour ne pas risquer de revivre la blessure du rejet et du sentiment de faute, de honte et de nullité qui en furent la conséquence. Il doit accepter, avec courage et foi, de renoncer à vouloir obtenir la reconnaissance, l’estime, l’approbation ou l’admiration des autres pour se donner l’assurance que ses blessures sont bien cachées par les stratagèmes de son ego. Cette acceptation est synonyme de lâcher-prise, d’abandon des réflexes conditionnés de l’ego. Ce lâcher-prise est en même temps une ouverture au « souffle vital », qui est l’extension de la Lumière spirituelle dans le monde manifesté. En se libérant du voile d’occultation de la Lumière spirituelle, autrement dit de l’ego, celle-ci peut à nouveau descendre librement sur l’âme vivante et l’illuminer. Elle peut dès lors à nouveau être parfaite comme le Soi est parfait, quand bien-même ce reflet serait-il jugé négativement par l’ego des autres individus.

La deuxième étape concerne la réintégration du Soi. L’âme vivante, pleinement dévoilée et par conséquent illuminée, peut désormais servir de point d’appui pour s’élever vers la Source de la Lumière. L’être se désidentifie du reflet et remonte en direction du Soleil, jusqu’à sa pleine et entière intégration. Telle est la Réalisation spirituelle de l’Identité suprême (le Soi, Âtmâ).

Il faut donc comprendre que l’illumination de l’âme vivante est la condition sine qua non pour accéder à l’ultime étape, celle de la Réalisation spirituelle. Jésus disait : « je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point » (Luc 18:17). Recevoir le royaume de Dieu est une façon de parler de l’ouverture à la Lumière spirituelle. Et pour que cette ouverture ait lieu, il faut devenir tel un petit enfant, c’est-à-dire retrouver cette capacité à être d’être pleinement soi-même, par la libération des structures dysfonctionnelles de l’ego. Alors, l’âme vivante retrouve cette capacité à refléter la lumière du Soi (que l’on pourrait aussi appeler le Père, l’Esprit ou la Conscience pure). Toutefois, tant que la conscience est identifiée à l’âme vivante, elle est limitée par le domaine de l’individualité, donc de la dualité qui existe entre le sujet et l’objet, et n’a pas accès à la connaissance de la Réalité suprême, métaphysique. Le reflet est certes lumineux, mais il est encore et toujours individualisé par rapport à la Source originelle, qui est UNE sans second (les âmes vivantes sont comme autant de reflets d’un Soleil unique). Pour transcender la dualité inhérente au domaine de l’individuel, il faudra donc partir du reflet qui le symbolise et remonter le long du rayon lumineux, jusqu’à sa Source.

Compte tenu de ce qui vient d’être dit, vous pouvez comprendre que les méditations guidées proposées sur ce site ne permettent pas la Réalisation spirituelle, car elles ne sont que des outils. Tout au plus (et c’est déjà pas mal…) aident-elles à intégrer, par la pratique, la manière de s’ouvrir à la Lumière afin de guérir l’âme vivante et d’en favoriser l’expression pleine et entière. Ainsi régénérée, elle constituera un support stable pour accéder à la seconde étape.

Les méditations guidées sont donc des aides à disposition pour cheminer le long de la première étape, celle de l’illumination intérieure (ou éveil). C’est une étape que les férus d’alchimie pourront faire correspondre à la purification intérieure, soit l’œuvre au blanc. La deuxième étape, quant à elle, correspond à l’œuvre au rouge, celle de la sublimation.

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4) Peut-on guérir nos blessures émotionnelles grâce à la méditation ?

Voici une question très importante qui mérite d’être considérée avec toute l’attention qui lui est due. Beaucoup de gens se lancent dans la pratique de la méditation pour trouver la paix intérieure ou pour guérir de leurs blessures émotionnelles. Si l’impulsion qui consiste à échapper à toute forme de conflit intérieur ou de mal-être pour tendre vers davantage d’harmonie est tout-à-fait compréhensible et naturelle au départ de toute démarche spirituelle, il faut être conscient du fait que cette impulsion émane de l’ego, qui la déclenche dans le but d’atteindre un état d’être qui apporte confort et sécurité à l’âme vivante (que j’appelle aussi l’enfant intérieur). Cette dynamique intérieure est inhérente au rôle de l’ego, qui est en quelque sorte le gardien de l’âme vivante. En effet, c’est dans sa nature de repousser et rejeter tout ce qui peut exposer l’âme à la réactualisation de ses blessures (ses ombres) ou à rechercher tout ce qui peut les étouffer ou les anesthésier. Autrement dit, lorsque la méditation est envisagée à partir de l’ego, elle devient un moyen pour se maintenir éloigné de la souffrance de nos blessures.La démarche de l’ego est toujours fondée sur la « conditionnalité » : il est d’accord de méditer à condition qu’il puisse en tirer un avantage quelconque. Par exemple, il accepte de méditer à condition de retrouver la paix, de développer des compétences, d’évoluer spirituellement, d’acquérir des capacités extrasensorielles, de sortir d’un état dépressif, d’obtenir la guérison, etc. Même lorsqu’il cherche à se placer dans un état de Conscience pure (ce dont il est bien évidemment totalement incapable de par les limites inhérentes à sa nature…), il le fait dans le but d’obtenir quelque chose en retour. L’ego ne peut être motivé que par la perspective d’améliorer le sentiment de « je ». Ainsi, c’est lui qui est à l’origine de toute démarche de « développement personnel ».

Du point de vue de l’Absolu (ou Conscience pure), il n’y a pourtant rien à développer puisque tout est déjà parfait tel que cela est. En effet, si l’on part du principe que l’Absolu est infini, alors Il est forcément identique à la perfection et à l’harmonie totale, et tout ce qu’Il porte en Lui ne peut être qu’à Son image, c’est-à-dire absolument parfait. Ce n’est que du point de vue relatif et donc limité de l’ego que les choses peuvent être qualifiées d’imparfaites, par leur isolement illusoire du grand Tout. Cela étant dit, il n’y a pas à rejeter pour autant les méthodes et outils du développement personnel, car ils peuvent être utiles à certains niveaux et pour un temps. Leur usage ne doit toutefois pas être confondu avec la pratique spirituelle, qui consiste bien davantage à une acceptation inconditionnelle qu’à une amélioration ou à un développement de compétences ou de caractéristiques. Il faut toutefois bien comprendre que la volonté d’atteindre la perfection en se débarrassant ou en occultant tout ce qui est jugé comme étant « imparfait », procède de l’ego. Dans l’idée qu’il se fait de la « perfection spirituelle », l’individu identifié à son ego croit qu’il sera parfait quand il aura atteint l’idéal lumineux qu’il s’est construit mentalement, sur la base de la morale et de tout ce qu’il a identifié comme étant « spirituellement bien comme il faut ». Cette croyance est bien entendu une illusion si l’on considère que toute chose se révèle dans sa perfection immanente dès qu’on cesse de l’isoler pour la comparer à une autre. Ce qu’il faut comprendre par là, c’est que l’ego ne pourra jamais déployer la puissance de guérison de la Conscience pure, qui est la Lumière de l’amour. L’ego n’est qu’un voile, et malgré toutes ses bonnes intentions, il ne peut que renforcer la séparation entre l’ombre et la lumière, et donc perpétrer la dualité. Ne dit on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?

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Accepter de traverser l’ombre plutôt que de la fuir.

L’ego peut occulter l’ombre, la compenser, l’étouffer, l’anesthésier, mais en aucun cas il ne peut la transmuter en lumière. Pour être transmutée en lumière, l’ombre a besoin de se sentir aimée telle qu’elle est, c’est-à-dire inconditionnellement. C’est justement parce qu’elle ne se sent pas digne d’être aimée telle qu’elle est, qu’elle existe en tant qu’ombre. Dans certains cas, l’ego peut même être d’accord d’aimer l’ombre à condition qu’il en soit libéré pour ainsi, croit-il, devenir « parfait » selon la représentation mentale qu’il se fait de la perfection (qui n’a donc rien à avoir avec la perfection totale et absolue). Cet amour conditionnel, qui équivaut à une non-acceptation, maintient l’ombre emprisonnée dans ses blessures de rejet et d’indignité. Pour obtenir la guérison émotionnelle, il s’agit donc d’accepter l’ombre telle qu’elle est, avec un regard bienveillant, compatissant, tolérant, empli de tendresse. Il s’agit d’être doux avec cette part de soi-même qui a tant souffert du manque d’amour, en lui assurant qu’elle n’a pas besoin d’être autrement pour être accueillie à bras ouverts. Cela ne veut pas dire qu’il faille se laisser submerger et se perdre dans une émotivité incontrôlable, mais y être intensément présent, tout simplement en ressentant les manifestations corporelles de cette part de soi-même qui s’exprime au travers de certaines vibrations. Les vibrations (c’est-à-dire les sensations) perceptibles dans le corps expriment toujours la Vérité du « Vivant », et cette Vérité n’est, du point de vue de l’Absolu, ni bonne ni mauvaise, mais absolument lumineuse et parfaite du simple fait qu’elle existe.

Cette Présence aimante qui perçoit la réalité telle qu’elle est, au travers du ressenti corporel, permet d’atteindre la véritable maîtrise de soi. Mais pour l’ego, cette maîtrise de soi s’apparente à une mort, car il aura l’impression de perdre le contrôle, lui qui avait toujours tout fait pour que l’ombre ne soit pas mise en lumière… de peur de perdre l’amour du monde extérieur et que la blessure soit ainsi ravivée. Ce n’est que par cet abandon total, cet acte de foi, ce grand saut dans l’obscurité, que le véritable amour peut émerger du cœur de l’âme et dissiper toutes ténèbres intérieures. Il s’agit là du positionnement intérieur auquel la méditation véritable nous invite, et qui est l’essence même de la maîtrise, du lâcher-prise, du pardon, de l’acceptation et de l’accueil inconditionnel. C’est ce positionnement qui est synonyme d’illumination intérieure (c’est-à-dire d’éveil), et dans lequel on ne doit donc pas se mettre pour se libérer ou guérir, mais pour la seule joie d’Aimer « ce qui est ». Le Soleil n’a pas besoin d’éclairer pour devenir plus lumineux qu’il n’est déjà… il offre sa lumière à tout ce qui se présente à lui, sans rien attendre en retour, pour la seule joie de rayonner sa nature. Cette métaphore se transpose sur le plan intérieur, où la Conscience pure (symbolisée par le Soleil) transforme l’ombre en lumière en l’accueillant inconditionnellement, pour la seule joie d’Aimer. Et si, malgré ce positionnement intérieur, la guérison n’est pas au rendez-vous et que l’ego n’est pas satisfait, la Conscience pure accueille les sentiments qui en découlent, avec amour, et cela suffit à sa joie et à sa paix profonde. Tel est l’art de la méditation en tant qu’état d’être, qu’il est possible de cultiver à chaque instant…

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5) Je me sens remué-e après avoir pratiqué une méditation guidée. Pourquoi cela m’arrive-t-il, et que dois-je faire ?

La plupart des gens se lancent dans la pratique de la méditation pour y trouver un mieux-être, ce qui est tout à fait compréhensible, et cela vaut également pour tout ce qui touche à la spiritualité. Or, il est très fréquent que le mieux-être ne soit pas au rendez-vous immédiatement, et que ce soit même carrément le contraire : la personne se sent mal, remuée émotionnellement (agitation, irritabilité, tristesse, etc) mais aussi physiquement (maux de tête, nausées, vertiges, etc.). Elle peut se sentir en décalage, « à côté de ses pompes ».

Cela s’explique par le fait que la méditation est une ouverture à ce « souffle vital » qu’est le prâna, qui est une force de réharmonisation et de guérison. Lorsque cette essence subtile pénètre le corps, elle va naturellement remettre en mouvement les énergies bloquées et renforcer les défenses immunitaires du corps, permettant une meilleure élimination des toxines. Il n’est pas rare que cette remise en mouvement des anciennes énergies provoquent des désagréments, surtout si on « force la dose » au début. Il faut donc commencer progressivement, dans le respect des capacités d’élimination des organes du corps. Le prâna agit également sur le plan émotionnel, par la libération des émotions bloquées (cristallisées) dans le corps, d’où l’impression d’être « remué ». Cela est extrêmement positif en cela que le voile est levé sur l’état d’âme « ombrageux » qui était jusque-là réprimé ou refoulé sous le seuil de la conscience, étant néanmoins pleinement actif par sa vibration chaotique. Par l’action non-agissante du prâna, cette ombre sort de l’inconscience, portée à la lumière de la conscience qui peut dès lors la « ressentir ». Si cette ombre est accueillie incontionnellement, en en ressentant les effets dans le corps de manière équanime, elle va naturellement se transmuter. C’est ainsi que se déroule le processus alchimique de transmutation de l’ombre en lumière, du stress en vitalité, de la peur en confiance, de la colère en force de créativité, de la tristesse en joie, etc.

Les méditations guidées proposées sur ce site ont été conçues pour favoriser l’ouverture au prâna, et il n’est donc pas étonnant que leur pratique donne lieu à de tels « remous ». Les conséquences physiques et psychiques de l’élimination des anciennes énergies peuvent être multiples et variées, et dépendent de l’ampleur du déséquilibre et des pollutions dont le corps a été saturé pendant de nombreuses années. A ce niveau, chaque expérience est différente.

Grâce à sa faculté d’adaptation, le corps va s’accommoder de ces déséquilibres avec le temps, et la personne ne les remarquera peut-être même plus. Mais sous l’effet d’un apport de prâna, ces déséquilibres réapparaissent, puis disparaissent progressivement. J’ai reçu à plusieurs reprises le témoignage de personnes qui ont eues l’impression d’être penchées pendant leur pratique méditative, comme si elles étaient à côté d’elles-mêmes, en dehors de leur axe. En fait, elles étaient mieux alignées qu’avant mais comme elles s’étaient habituées à leur déséquilibre avec le temps, le retour à l’équilibre leur a donné l’impression d’un décalage par rapport à leur ancien état, ce qui fut effectivement le cas, mais dans le bon sens…! Cette impression de décalage ne dure jamais très longtemps fort heureusement. Aussi, les heures qui suivent l’exercice méditatif, il n’est pas rare que le processus de rééquilibrage se poursuive en arrière-plan, et qu’il se traduise par des états désagréables. Bien que cela soit peu confortable, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Le mieux à faire est de lâcher prise, en ayant foi en la puissance d’harmonisation de la Lumière, qui pourra d’autant mieux poursuivre son œuvre en arrière-plan s’il n’y pas de « stress » généré par le mental en rapport à cet état inconfortable. Il faut bien comprendre que la Volonté divine (c’est à dire la Lumière spirituelle qui se manifeste en tant que souffle vital pour notre individualité) est de nous garder en pleine santé, en harmonie, en équilibre, mais elle ne peut agir en nous si nous lui opposons un esprit de fermeture, c’est à dire un état de crispation induit par nos peurs et toutes les pensées parasites qui sont comme autant de voiles qui l’empêchent de pénétrer en nous pour œuvrer librement. Là est toute l’importance de l’ouverture à « ce qui est », synonyme d’acceptation, de lâcher-prise, d’abandon.

Ainsi, quels que soient les désagréments passagers produits par l’œuvre de réharmonisation accomplie par le « souffle vital » (prâna), le mieux à faire est de prendre le temps d’accompagner ce processus en veillant à rester bien vigilant-e, bien présent-e aux « remous », à chaque fois qu’ils attirent l’attention de la conscience (voir encadré au point 7 ci-après). La meilleure façon de maîtriser un phénomène est toujours d’y être pleinement présent, de le ressentir dans cet état de lâcher-prise total. Dans ce positionnement intérieur, vous facilitez le travail de rééquilibrage puisque vous continuez de vous maintenir dans un état d’ouverture au prâna, lui permettant de poursuivre la transmutation jusqu’à son terme. Bien entendu, vous pouvez (et devriez même) également aider le corps dans ce processus en mangeant léger, en faisant de l’exercice physique léger et en buvant suffisamment d’eau (cela favorise l’élimination des toxines). Lorsque se processus de rééquilibrage sera parvenu à son terme, vous vous sentirez changé-e, avec davantage de force en vous, de clarté, de légerté, bien-être. Cela sera le signe qu’une guérison intérieure aura été accomplie en vous.

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6) Dans quelle position faut-il méditer ?

Il est vrai que je précise rarement quelle position doit être adoptée. La raison est que la méditation est un état de conscience et qu’elle ne saurait par conséquent être limitée à une position particulière. Vous pouvez méditer en étant couché-e, dans la position dite du « lotus » (padmâsana en sanskrit), debout ou sur une chaise. Ce qui est par contre fondamental et qui doit toujours être recherché est une posture idéale : la tête doit toujours être dans l’axe du buste, étirée vers le haut comme si vous cherchiez à « percer les nuages » (comme disent les maîtres zen). Cela a pour effet de rentrer légèrement le menton vers la gorge et d’étirer toute la zone de l’arrière du crâne et de la nuque. En d’autres termes, votre dos et votre tête doivent être bien droits, alignés, comme si un fil invisible vous tirait vers le haut. Le but est de dégager la colonne vertébrale de toutes tensions inutiles qui pourraient réduire sa capacité à retrouver l’équilibre sous l’action du prâna que vous mobilisez durant la méditation. Comme pour le reste du corps, votre colonne vertébrale doit être libérée des blocages et tensions pour que le « souffle puisse la faire respirer » normalement (eh oui, le squelette est aussi « respiré » par le souffle). À chaque phase de la respiration, des micro-mouvements sont observés dans la structure osseuse, et ce sont eux qui aident au replacement lorsqu’il y a déséquilibre.Le deuxième aspect important à respecter est la position de votre buste et de votre bassin. En position debout ou assise, vous devez chercher à bomber le torse, à relâcher complètement votre ventre et à éviter que la cambrure ne soit trop prononcée au niveau des vertèbres lombaires. Si vous voulez vous inspirer d’un bon modèle, observez la posture des tout petits enfants ; ce sont de grands contemplatifs, en toutes circonstances ! En position couchée, la question ne se pose pas du moment où la surface est plane, puisqu’il suffit de se relâcher complètement. A propos de la position couchée, il serait préférable de l’éviter quand vous le pouvez, car elle favorise l’endormissement qui est un état opposé à celui qui recherché dans la méditation (exception faite pour la méditation guidée aide au sommeil).La posture idéale telle qu’elle vient d’être présentée ne doit en principe pas être douloureuse à tenir, bien qu’elle puisse nécessiter un effort musculaire de maintien assez contraignant si la posture habituelle de votre corps en est très différente au quotidien. Si c’est le cas pour vous, faites quelques petits ajustements pour soulager les douleurs, mais sans trop vous éloigner toutefois de la posture idéale. Soyez également bien consciente que le but est de pouvoir adopter cette posture idéale le plus souvent possible.

Si l’habit ne fait pas le moine, la posture fait assurément le méditant. La posture est complètement symbolique ! Au même titre que la qualité de votre respiration, elle reflète parfaitement votre état d’esprit et l’ensemble des influences psychiques qui vous conditionnent, qu’elles soient conscientes ou non. Vous ne verrez jamais une personne déprimée se tenir spontanément dans la posture idéale, c’est impossible. Son corps traduira forcément son abattement (à moins qu’elle vienne de faire l’effort de se redresser, ce qui la sortira rapidement de son état dépressif). À l’inverse, une personne dont la posture est idéale ne sera pas déprimée, ou ne le restera pas longtemps, et c’est la raison pour laquelle le maintien de la posture idéale est fondamental au quotidien. Nous sommes-là dans le célèbre énoncé de Juvénal : « Mens sana in corpore sano ».

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7) Comment profiter au mieux des méditations guidées ?

Les thèmes de certaines méditations guidées peuvent être équivoques, surtout pour les personnes qui ne sont pas habituées au « jargon spirituel ». Même pour les personnes familiarisées avec ce jargon, il est possible que la définition que je me fais de certains thèmes diverge plus ou moins de celle qui est en vigueur dans les milieux ésotériques ou néo-spiritualistes. Afin d’éviter toute déconvenue ou déception en pleine pratique de la méditation guidée, je vous recommande donc de lire le texte de présentation du thème de la méditation guidée lorsqu’il est disponible. Il vous apportera également des consignes importantes qui rendront leur pratique plus efficace, plus sûre et plus agréable. « Un homme averti en vaut deux« , nous enseigne la sagesse populaire…

Aussi, le fil conducteur de chaque méditation guidée est mis à disposition sur sa page de téléchargement. Avant de pratiquer pour la première fois une méditation guidée, je vous recommande d’en lire attentivement le fil conducteur afin de bien vous en imprégner. Cela vous permettra de vous familiariser avec les termes utilisés ainsi qu’avec les différentes étapes au travers desquelles vous serez guidé-e. Vous pourrez également vous représenter mentalement certaines images qu’il vous sera demandé de visualiser. Cela réduira l’effet de surprise et, par conséquent, le risque que votre mental se « braque » sur certains passages et qu’il vous éloigne du fil conducteur de la méditation. Plus vous serez concentré-e et appliqué-e à suivre le fil conducteur, plus la méditation sera efficace. Il est compréhensible que si votre mental vous fait « décrocher » ou que vous vous endormez durant la méditation, le bénéfice ne sera pas le même. Avec l’expérience, vous remarquerez qu’il y a des moments de la journée où votre mental est plus calme, et où il sera par conséquent plus facile de pratiquer les méditations guidées. Il sera donc plus favorable de vous y adonner à ces moments-là. Cette remarque ne vaut que pour la pratique des méditations guidées, car la méditation en tant que telle, qui n’est pas un outil mais un art de vivre, concerne chaque instant de votre quotidien.

Concernant les aspects purement pratiques, considérez que c’est un moment que vous vous octroyez rien que pour vous, pour prendre soin de vous. Alors, ménagez-vous un espace où vous êtes sûr-e de ne pas être dérangé-e pendant toute le temps que vous aurez décidé-e de vous consacrer. Habillez-vous de façon appropriée en fonction de la température ambiante ; vous ne devez avoir ni trop chaud ni trop froid. Portez des habits amples et confortables. Il faut savoir que la pratique des méditations guidées peut apporter beaucoup de « souffle vitale » (prâna) et ainsi provoquer quelques « remous » dans le corps. Afin de l’aider dans son travail d’élimination des toxines et de rééquilibrage, il est conseillé de boire suffisamment d’eau avant et après la pratique. Pour éviter de surcharger le corps dans ce travail de réharmonisation, il serait également préférable de pratiquer les méditations guidées au moins 2 heures après et 1 heure avant les repas. Ces conseils ne doivent pas être respectés à la lettre ; ce ne sont là que des propositions, des idées… Sentez-vous libre de faire à votre guise, selon votre ressenti.

REMARQUE IMPORTANTE

Si, durant votre exercice, vous sentez qu’un phénomène vibratoire (émotion, angoisse, douleur, tension, etc.) se manifeste, il est prioritaire de lui accorder toute votre attention. Par conséquent, il serait préférable d’interrompre momentanément la guidance pour être pleinement présent-e à cet état d’âme. A contrario, si vous restez focalisé-e sur le fil conducteur de la méditation guidée, vous risquez de le réprimer indirectement et vous vous priverez ainsi d’une opportunité de le mettre en lumière.
Tout ce qui remonte de l’inconscient en se manifestant par des émotions (c’est-à-dire par des sensations corporelles) sollicite votre Présence, et regarder dans une autre direction à ce moment-là équivaut à un manque d’attention, à un refoulement, et donc à une privation de la Lumière alchimisante de la Conscience. N’hésitez donc pas à vous octroyer tout le temps nécessaire à l’accueil de cette énergie « ombrageuse » lorsqu’elle se dévoile, en en ressentant les manifestations sensorielles dans votre corps.
Ainsi, si vous le pouvez, mettez l’audio sur « pause » ou interrompez-le carrément pour vous consacrer uniquement à l’état d’âme qui sollicite votre regard aimant. Quand vous sentirez à nouveau la paix, la joie, la détente et/ou le bien-être en vous-même, vous pourrez considérer que le processus de transmutation alchimique de l’énergie est arrivé à son terme. Alors, vous pourrez reprendre la guidance là où vous l’aurez laissée, ou reprendre le cours de vos activités sans poursuivre la méditation guidée, selon votre ressenti.

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8) Peut-on créer nos propres méditations guidées ?

Oui bien sûr, et c’est même chaudement conseillé ! Les textes des méditations guidées sont à votre disposition et vous êtes libre de les remanier à votre guise (ou même de les réenregistrer tel quel). Il suffit d’avoir un bon support pour enregistrer le son de votre voix (dictaphone, ordinateur, smartphone, etc.). La qualité du son dépendra de celui de votre enregistreur. Pour ma part, j’utilise un micro de qualité professionnelle (Rode Podcaster). Un programme d’édition de son peut être également très pratique pour ajouter de la musique en arrière-plan, pour couper certains bruits parasites, pour effacer certains passages ou pour prolonger les temps de silence entre deux phrases de parole. Je vous recommande le logiciel libre Audacity, que vous pouvez télécharger gratuitement à cette adresse : http://audacity.sourceforge.net.

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9) Qu’en est-il de l’utilisation de cristaux, d’encens, d’huiles essentielles, de bols tibétains ou de symboles par exemple ?

Rien ne vous empêche d’utiliser tout cela si vous en ressentez le besoin, mais personnellement je n’en vois pas l’utilité et j’en déconseille même carrément l’usage. Premièrement, nous ne savons pas précisément quels sont les effets que ces objets ou substances peuvent produire lorsque leur vibration entre en contact avec celles de notre individualité. Les effets produits peuvent parfois être totalement opposés à ceux escomptés, en dépit de la croyance positive en leur action. Deuxièmement, nous n’avons pas besoin de ces choses extérieures, pour la simple et bonne raison que le prâna que nous mobilisons grâce à l’état de conscience dans lequel nous nous trouvons lorsque nous méditons, est la puissance de guérison la plus efficace qui soit, qu’aucun objet ou substance ne peut égaler par son rayonnement propre.À la différence du mental qui choisit ces objets et ces substances sur la bases de croyances et de leurs vertus connues ou supposées, le prâna est l’Intelligence suprême qui connaît les besoins réels du corps. Comme le disait l’alchimiste suisse Paracelse, il y a cinq siècles déjà, « rien est poison, tout est poison, c’est la dose qui fait qu’une chose est poison ou qu’elle ne l’est pas ». Compte tenu de cela, il est plus sage de s’en remettre à cette Intelligence suprême que de se fier à ce qui n’est bien souvent que de simples croyances, quand bien même produiraient-elles le désormais bien connu « effet placebo ».

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10) C’est toujours la lumière blanche que vous nous demandez de visualiser, pourquoi pas des couleurs ?

Comme je l’ai indiqué à la question précédente, il faut être extrêmement prudent lorsqu’on associe une vibration particulière à nos énergies propres, car nous ne savons pas toujours si cette vibration est réellement adaptée, qu’elle provienne d’une image mentale (visualisation d’une couleur), d’un son, d’une substance ou de certains objets (par exemple, les cristaux dont les couleurs sont associées à celles des chakras, dont rien ne prouve d’ailleurs qu’elles soient identiques aux couleurs de l’arc-en-ciel proposée par le new age). C’est la raison pour laquelle il serait préférable, lorsqu’il s’agit de guérison spirituelle, d’éviter toute vibration qui provient du monde de la forme (à laquelle la visualisation mentale appartient aussi). Une exception est faite toutefois pour l’écoute du son sacré OM ainsi que pour la visualisation de la lumière blanche du soleil au zénith, car ce sont deux vibrations qui, bien qu’appartenant au domaine de la manifestation formelle, symbolisent le « Souffle divin », l’Intelligence suprême de l’amour. Dans le doute, c’est toujours à ces deux symboles que nous pouvons recourir pour nous connecter à cette pure Lumière du Cœur. Je précise à ce titre que la Lumière blanche contient synthétiquement toutes les couleurs en elle-même. Ce n’est pas sans raison que le blanc immaculé symbolise l’unité, la pureté du Cœur et également le rayon d’amour qui en jaillit, que les chrétiens connaissent sous l’appellation de Saint-Esprit, et qui est lui-même symbolisé par une « blanche » colombe.

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11) Durant la méditation, je vois des couleurs alors que j’ai les yeux fermés, est-ce normal ?

Tout a un sens et rien n’arrive par hasard. Tant que les couleurs qui apparaissent sur l’écran de notre vision intérieure ne sont pas créées par un effort de visualisation, il n’y a aucun risque. La meilleure chose à faire est d’être conscient du phénomène, sans l’alimenter ni le réprimer. Quant à la signification de ces couleurs, il est difficile d’avoir des certitudes. C’est un peu comme la signification des rêves… il y a beaucoup d’explications possibles, mais peu correspondent vraiment à ce que l’on vit. Si cela vous arrive et que vous souhaitez vraiment en connaître le sens, posez la question à votre Maître intérieur.

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12) Pourquoi n’y a-t-il pas de musique en arrière-plan ?

J’ai choisi de ne plus mettre de musique en fond sonore pour éviter que certaines personnes en soient incommodées. Je me suis dit que nous n’avions certainement pas tous les mêmes goûts musicaux et que les mélodies d’accompagnement ne font pas forcément l’unanimité. Sans musique en arrière-plan, c’est donc plus neutre, mais aussi plus « vide », ce qui favorise peut-être aussi le retour au silence intérieur, à l’introspection (ou à la détresse du mental en manque de stimuli, peut-être aussi…). Toutefois, rien ne vous empêche non plus de méditer avec votre musique préférée. Par exemple, vous pouvez écouter la méditation guidée avec un baladeur MP3, et faire jouer en parallèle une mélodie sur un autre lecteur audio (chaîne stéréo, ordinateur, etc.).

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13) Pourquoi n’utilisez-vous pas les battements binauraux, les sons isochrones ou des programmes de type I-doser ?

Au tout début, j’avais utilisé les battements binauraux dans deux méditations guidées pour faciliter l’entrée dans la relaxation, mais je me suis rendu compte par la suite que ça n’apportait rien de fondamental. Je ne remets pas en question l’influence de ces fréquences sur le cerveau, car de toute évidence elles en ont une. Par contre, le but de la pratique méditative telle que je la conçois est de nous rendre libre de toute aide extérieure, et il serait donc contre-productif de se rendre dépendants de telles fréquences pour que la méditation porte ses fruits. De plus, la méditation guidée n’a en aucun cas vocation de nous faire entrer dans un état de transe hypnotique car celui-ci nous empêche d’interagir avec le monde extérieur, contrairement à la Présence détendue et vigilante qui est l’état de maîtrise intérieure que la méditation guidée nous permet d’intégrer.L’auto-hypnose ou le rêve éveillé ont cela en commun qu’ils nous « déconnectent » de la réalité extérieure, ce qui n’est pas du tout le but de la méditation. Toutefois, dans les méditations guidées que je propose, certaines suggestions utilisées pour la guidance peuvent avoir un léger effet hypnotique bien malgré elles, mais leur caractère « pédagogique » dans l’apprentissage de l’état de conscience méditatif est trop essentiel pour pouvoir s’en passer. Cela est valable au début de la pratique, car je précise encore une fois que les méditations guidées ne sont que des outils qui doivent pouvoir être abandonnés rapidement pour voler de ses propres ailes et « vivre » la Présence au quotidien, sans « béquille ».

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14) À quelle fréquence pratiquer les méditations guidées ?

Il n’y a pas de fréquence standard. L’expérience de chacun est unique. Écoutez simplement votre ressenti intérieur. Comme pour toutes choses, il faut trouver le juste milieu qui vous convienne. Ni trop, ni trop peu. Allez-y au feeling. Écoutez davantage votre corps que votre mental, car il vous donnera toujours l’heure juste de ce qui se passe en vous-même, alors que le mental, avec ses propres croyances, peut vous inciter à vouloir trop en faire (ou au contraire, pas assez). Dans tous les cas, soyez doux-ce avec vous-même. Ne soyez ni trop rigoureux-se, ni trop laxiste.Souvenez-vous également que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Plus vous pratiquerez de manière concentrée et assidue, plus vous progresserez vers davantage de maîtrise et de bien-être. À ce niveau, tout dépend de ce que vous voulez vraiment et des efforts que vous accomplirez pour le réaliser.

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15) La méditation guidée remplace-t-elle une psychothérapie ?

Les méditations guidées peuvent être des outils dans le cadre d’une psychothérapie, mais non une psychothérapie en tant que telle, car dans le cadre de celle-ci, vous êtes accompagné-e par un thérapeute compétent, alors que dans les méditations guidées, par contre, vous êtes seul-e avec vous-même.

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16) L’écoute du son OM peut-elle à elle seule produire la guérison ?

Je doute que la seule écoute « passive » de la vibration du son sacré OM (telle qu’elle est proposée dans la méditation guidée nettoyage énergétique rapide) puisse avoir un effet libérateur sur les causes profondes des troubles dont souffrent l’âme vivante dans ses dimensions psychiques et physiques. Encore que…, tout dépend du pouvoir que vous lui attribuez (vous avez sans doute sûrement entendu parler de l’effet placebo, qui démontre le pouvoir de l’esprit sur le corps)…!

© GeorgSV - Fotolia.com Le son sacré OM, symbole de la Lumière jaillissant de la Source

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Le son sacré OM, symbole de la Lumière jaillissant de la Source

Le son sacré OM est un symbole de la pure Lumière, et un symbole, si sacré qu’il soit, n’est pas « Ce » qu’il symbolise. Si le son OM a une force d’influence indéniable sur le « créé » auquel il appartient par sa nature « formelle », il n’est rien par rapport à la puissance de la Lumière qu’il symbolise. Cette Lumière, c’est votre conscience qui la produit à chaque fois que vous contemplez « ce qui est ». Vous avez donc la possibilité de la laisser jaillir du centre de votre être à chaque instant. Cette Lumière n’est autre que le Souffle divin, connu en tant que le Saint Esprit, le Logos ou la Buddhi. Elle est la force d’harmonisation la plus puissante qui soit. C’est l’amour inconditionnel du Cœur.

Pour diriger cette Lumière sur un organe malade et l’aider à y rétablir la santé et l’équilibre, il suffit de concentrer une attention pure sur lui (en accompagnant ce regard par un relâchement du corps et en particulier de la zone de l’organe). Conformément au fait que l’énergie suit la conscience, le fait de focaliser l’attention agit comme un projecteur de Lumière (et donc d’amour) sur la zone malade du corps. Il suffit d’ailleurs de faire cette expérience avec n’importe quelle partie du corps pour se rendre compte que celle-ci devient chaude et semble se « remplir » de quelque chose de doux et agréable après quelques minutes, voire quelques secondes seulement. Toutefois, pour que la Conscience puisse fournir la Lumière (sous la forme du « souffle vital ») nécessaire au travail de guérison de l’organe physique malade, il est important de rester concentré assez longtemps sur ce dernier ; juste ressentir, dans un état de Conscience absolument pur, libéré de toute identification à la forme-pensée. Cette Pure conscience enveloppant la vibration de l’organe malade équivaut à un regard alchimique. Ressentir sans jugement, c’est offrir de l’attention, c’est écouter, c’est considérer, c’est Aimer la partie du corps qui, au travers de la maladie ou du déséquilibre, manifeste le manque d’amour. La meilleure façon de faire disparaître une ombre n’est-il pas de projeter sur elle de la lumière ? C’est exactement ce qui se passe lorsque la conscience de veille ressent une vibration telle qu’elle est : la Lumière dirigée sur elle et peut la libérer de toute forme de désharmonie. Pour amplifier la projection de Lumière sur l’organe malade (ou toute autre partie du corps, articulations, peau, os, etc.), il est possible de présenter les paumes des mains en sa direction (en contact avec la peau ou à une distance de plusieurs centimètres, ça n’a pas d’importance), et de respirer « avec » lui. Il s’agit donc de lui redonner du « souffle », tant au niveau subtil que physique. Au niveau subtil, ressentir l’organe malade concentre l’énergie pure (la Lumière…) sur lui. Au niveau physique, la relaxation de la zone musculaire permet au « souffle vital » (prâna) d’y circuler plus librement, alors que les mains sont simplement le prolongement physique des rayons lumineux émanant du Soleil intérieur, c’est-à-dire de votre Cœur spirituel. De plus, le « souffle » de la respiration aide à contrebalancer l’acidité du terrain, favorisant ainsi le travail de régénération cellulaire.

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17) Les méditations guidées peuvent-elles être bénéfiques pour les personnes atteintes de cancer ?

Oui, sans aucun doute. En voici la raison : elles permettent un retour à soi-même au travers du relâchement et de la Présence au corps. La fréquence cérébrale dans laquelle se place celui ou celle qui les pratique est dite « alpha ». Ce rythme vibratoire du cerveau est inhérent à la Présence et à la faible activité mentale qui la caractérise. Cette fréquence permet de rétablir l’équilibre au niveau du système nerveux autonome, ce qui a notamment pour conséquence de permettre à la respiration de redevenir naturelle et profonde. Dans cet état de conscience méditatif, le « stress » physique se réduit grandement et l’organisme remobilise du prâna (grâce à une respiration libérée et au « processus » de la Présence), ce qui a un effet positif sur le système immunitaire, et par conséquent sur la maladie. Dans le cas du cancer plus précisément, le terrain biologique dans lequel cette maladie se développe est généralement acide. En retrouvant une respiration profonde, les tissus s’oxygènent et une oxydation de l’acidité a lieu, ce qui a pour effet d’alcaliniser le terrain biologique, rendant plus difficile la prolifération des cellules cancéreuses (pour plus de détails sur ce sujet, cliquez ici). Toutefois, je me dois de préciser que le fait que ces méditations guidées soient « bénéfiques » ne garantit pas la rémission du cancer, ni même ne dispense de pratiquer thérapies et traitements en parallèle, bien évidemment.

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18) Je m’endors à chaque fois avant la fin, comment faire pour que ça n’arrive pas ?

Il est clair que si vous faites une méditation guidée après une journée de travail éprouvante et un après un repas copieux, ce sera d’autant plus difficile de rester bien éveillé durant la durée de la méditation guidée. Si vous vous endormez facilement durant la méditation, privilégiez une heure de la journée où vous savez que vous n’êtes pas fatigué-e, et de préférence deux heures après un repas.Une autre remarque important s’impose au sujet de l’endormissement. Il faut savoir que l’état de relaxation et de paix intérieure dans lequel nous place la méditation est associé à l’entrée dans le sommeil pour notre organisme. C’est donc un réflexe naturel et il faudra apprendre à passer au travers sans s’endormir. En fait, il s’agit là du même mécanisme que la pensée. Si nous nous laissons « captiver » par la pensée, celle-ci nous domine et nous emmène là où elle veut. De même, si nous nous laissons prendre par la somnolence, elle nous emmène dans le sommeil. Comme toujours, la meilleure façon de maîtriser un phénomène est d’y être totalement présent. Pour le cas qui nous intéresse ici, il suffit donc d’accorder toute notre attention à l’état de somnolence lui-même. Pour en prendre conscience, il suffit de focaliser l’attention sur ses manifestations dans le corps. La somnolence peut se ressentir, et c’est cette sensation qui doit être observée avec détachement. Cette vigilance orientée est à l’opposé de l’inconscience associée à la somnolence, et c’est ce qui nous permet de nous en libérer. Toutefois, si l’endormissement est dû à un profond besoin de sommeil, il n’est pas sûr que cette méthode fonctionne, et il sera dès lors préférable d’aller se coucher.

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19) Je désespère car je n’arrive pas à méditer ?

Rassurez-vous, vous loin d’être un cas isolé ! Le mental est le principal obstacle chez la plupart d’entre nous. Pour lui, la méditation est d’un ennui mortel, et il va tout faire pour nous en sortir et nous ramener sur son terrain. C’est l’univers abstrait et relatif du « rêve » produit par le flot incessant des formes-pensées mentales qui nous déconnecte de la réalité de l’instant présent. Pour utiliser une image, j’ai l’habitude de dire que le mental est comme un muscle qui a été hypertrophié par des années de fonctionnement. À l’inverse, la Pleine conscience a été atrophiée par manque de sollicitation. La méditation nous aide à inverser cette tendance en faisant à nouveau travailler le « muscle » de la Conscience. Il n’y a pas de miracle, il faut s’entraîner, pratiquer encore et encore. Nous avons perdu cette capacité à nous concentrer sur le moment présent, et c’est dans ce sens-là que nous devons pratiquer. Si on ne produit pas cet effort, nous nous laissons « emporter par le courant » de nos pensées, qui bénéficie d’une force d’inertie qui, quant à elle, n’a besoin d’aucun effort pour être entretenue. Il faut donc cultiver le sens de l’effort en revenant aussi souvent que possible à cet état de conscience méditatif, au travers du ressenti équanime et du relâchement.Une deuxième remarque doit être faite au sujet d’une tendance au perfectionnisme largement répandue chez l’homme moderne qui cherche à valoriser son image en étant « parfait » dans tout ce qu’il entreprend, à plus forte raison encore lorsque cela touche au domaine spirituelle. Cette tendance au perfectionnisme, pour ce qui nous intéresse ici, serait de vouloir être performant dans la méditation, c’est-à-dire être capable de maîtriser le mental, de ne plus avoir de penser, d’obtenir des pouvoirs extrasensoriels, d’être parfait spirituellement parlant, etc. Cette volonté s’oppose à l’acceptation de la réalité telle qu’elle est, qui est pourtant le fondement même de la spiritualité.Se frustrer ou se démotiver parce qu’on n’arrive pas à méditer est une réaction d’une partie de soi qui n’accepte pas la réalité telle qu’elle est. Pour cette partie de soi, l’obtention d’un sentiment de soi positif dépend de la réussite dans la méditation. Par conséquent, elle refusera et rejettera tout état qui semble l’éloigner de l’idée qu’elle se fait de la perfection dans sa pratique. Or, définir mentalement la perfection est impossible, car la perfection n’est pas identifiable formellement. La perfection est pour ainsi dire identique à l’Infini et à l’Absolu, qui sont deux façons de nommer un seul et même Principe suprême. Toute tentative d’appréhender la perfection par le mental est donc aussi impossible que de se représenter l’Infini (essayez pour voir, vous verrez que c’est un véritable « casse-tête »). « L’œil ne peut se voir lui-même », disait William Shakespeare pour illustrer cela en usant du symbolisme…

La perfection absolue est indissociable de ce que nous sommes en essence, au-delà de la forme. Cette perfection est déjà là, en notre Cœur. Pour être parfait comme l’Absolu est parfait, il n’y a donc rien à faire, mais tout à être. Si l’Absolu ne peut être atteint par quelque « effectuation » puisque nous Le sommes déjà, il est par contre nécessaire de se libérer de l’illusion d’en être séparé pour Le réaliser. Cette réalisation intervient par la simple prise de conscience de la réalité de l’instant présent. Là est tout l’art de la méditation justement. Ainsi, il ne sert à rien de vouloir atteindre la perfection selon l’idée que l’on se ferait d’une méditation parfaite, puisque cette image mentale est de toute manière éloignée de la véritable perfection qui consiste simplement à « prendre conscience ».

En d’autres termes, nous sommes l’Absolu et la Perfection qui lui est identique par la prise de conscience de « ce qui est » et non par une dynamique dans l’action « extérieure » ou par l’atteinte d’un résultat parfait, qui ne pourrait d’ailleurs l’être que relativement, c’est-à-dire par rapport à quelque chose qui ne le serait pas. En effet, pour comparer deux choses entre elles, il faut nécessairement les isoler du « Tout » auquel elles appartiennent. Cette comparaison permet de les différencier et de les classer selon une échelle de valeur. Le meilleur ou le supérieur ne le sera que relativement au pire ou à l’inférieur, et inversement. C’est de cette manière que sont déterminés le « bien » et le « mal ». Du point de vue de l’Absolu, ces différenciations n’existent pas et le dualisme qui en découle s’annule par réunification des opposées. Toutefois, nous ne pouvons nier les différences qui existent bel et bien dans la relativité du monde manifesté. La capacité de discrimination du mental permet de distinguer le chaos de l’ordre, la beauté de la laideur, l’harmonie de la désharmonie. Cette discrimination ne devient problématique que lorsqu’on perd de vue la réalité suprême qui englobe et réunifie les phénomènes isolés.

Réunifier toute chose en Soi, c’est ressentir depuis cet état de conscience méditatif, au-delà du mental. C’est donc cette capacité à être pleinement présent à l’instant présent qui nous rend parfait comme l’Absolu est parfait. Ainsi, il n’y a pas à juger les états négatifs qui nous traversent lorsque nous méditons, mais à nous en servir comme autant de « supports » pour nous établir en notre centre et pour les éclairer de notre Lumière.

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20) Je sens que je deviens dépendant-e des méditations guidées, est-ce un problème ?

Il est possible que nous ayons, par moment, le sentiment d’être « dépendants » de la méditation guidée pour sentir vibrer le lien avec notre véritable nature, qui est accueil, paix, pardon, plénitude, confiance. Quand nous entrons dans l’état de Présence grâce à un exercice de méditation guidée, nous sentons cette reconnexion et cela nous fait du bien. Cette état bienfaisant que nous ressentons contraste avec celui dans lequel nous sommes dans notre vie de tous les jours, lorsque nous nous sentons anxieux, nerveux, déprimés, abattus, etc. tant et si bien que l’on serait tenté de vouloir fuir cette réalité désagréable pour nous réfugier dans la méditation guidée. Cela est un piège qui accentue la dualité, car on rejette l’ombre pour privilégier la lumière. La spiritualité bien vécue n’est pas une fuite dans le « lumineux », mais la capacité à nous laisser pénétrer par la Lumière en contemplant la réalité telle qu’elle est, quand bien même cette dernière apparaîtrait-elle sous une forme ombrageuse au mental qui la juge comme telle en l’isolant de la Perfection totale à laquelle elle appartient pourtant. Le plomb n’est perçu comme tel que parce qu’il est isolé du « Tout ». Lorsqu’il est réintégré dans ce « Tout » par un simple changement de regard sur lui, l’or de sa nature profonde se révèle et il cesse d’être perçu comme du plomb. Tel est le sens symbolique de l’alchimie spirituelle.

Tout dépend donc de l’angle de vue à partir duquel nous percevons la réalité. Si nous la percevons à partir de nos croyances, de nos préjugés, de nos conditionnements, nous dressons un voile entre la réalité du monde et la Conscience, et perdons de vue le lien invisible (… mais lumineux) qui les relie. En observant cette même réalité depuis le centre, depuis la Conscience, le voile de l’illusion de séparation est tranché par le rayon de Lumière. Ce rayon qui émane du centre et qui unifie toutes choses entre elles est la véritable Intelligence, celle du Cœur, qui nous permet de connaître vraiment la réalité telle qu’elle est. L’entrée dans cet état de Présence est possible à tout moment, quelles que soient les circonstances extérieures auxquelles nous sommes confrontés, car nous ne sommes jamais dissociés de la Conscience. La Présence est simplement la Conscience pure focalisée sur les phénomènes vibratoires qui surviennent dans l’ici et maintenant. Cette Présence est en tout point identique au rayon de Lumière, c’est-à-dire à l’amour inconditionnel du Coeur.

La méditation guidée n’est qu’un outil qui nous aide à intégrer cet état de conscience méditatif qu’est la Présence. Elle est un moyen, et non une fin en soi ! Une fois intégré par l’exercice, nous devons faire l’effort de nous placer tout seul dans cet état d’être méditatif, sans avoir recours à une guidance extérieure. Nous devons apprendre à être autonomes dans notre capacité à être présent à chaque instant de notre quotidien. Lorsque nous faisons la vaisselle, prenons notre douche, marchons dans la rue, écrivons un texte à l’ordinateur…, quelles que soient les activités auxquelles nous nous consacrons, il nous est possible de nous ouvrir à la Lumière du Coeur. Si nous croyons que cette ouverture n’est accessible que par la méditation guidée, c’est que nous n’avons pas bien compris la nature de la pratique spirituelle. La pratique spirituelle ne doit pas être séparée de notre vie de tous les jours, elle doit y être intégrée pleinement.

À chaque fois que l’on fait l’effort de revenir à la Présence, on se libère de la dépendance à l’égard de la méditation guidée, et cela vaut également pour toutes les autres formes de dépendances. Le but de notre pratique spirituelle est de nous rendre libres… et pas de nous rendre dépendants d’aides extérieures (ce qui n’empêchent pas qu’elles puissent être tout à fait nécessaires pour un temps, tout comme pourrait l’être un médicament pour une personne qui, sans lui, serait beaucoup perturbée pour pouvoir envisagée un travail sur elle-même).

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21) Pourquoi privilégiez-vous une respiration naturelle plutôt que contrôlée ?

La respiration contrôlée consiste à modifier volontairement le rythme respiratoire (durée de l’inspire, de l’expire et des phases intermédiaire) et à choisir les voies de passages de l’air (bouche, une narine ou l’autre). Ces méditations guidées ne sont pas basées sur les principes du Prânâyâma. L’important, selon moi, est de faire le vide en soi pour que la Lumière, notre essence, puisse à nouveau prendre pleinement possession de son « véhicule ». Seule cette Intelligence suprême sait ce qui est juste et bon pour le corps en terme d’énergie vitale. Des respirations contrôlées pourraient être inadaptées aux besoins du corps et c’est la raison pour laquelle je n’y suis pas favorable. Je trouve qu’il est beaucoup plus sage de « se laisser respirer » par le « souffle vital » (prâna). Dans la respiration naturelle, les échanges gazeux et énergétiques sont parfaitement adaptés aux besoins de l’âme. La rythme respiratoire est déterminé par cette Intelligence, et non par la volonté consciente, et le passage de l’air s’effectue par les deux narines en même temps, tant à l’inspire qu’à l’expire. Si on ne contrôle pas la respiration, rien n’empêche par contre d’en ressentir les sensations dans le corps.

Par la pratique du Prânâyâma, il serait possible de mobiliser le prâna en forte proportion dans le corps, pour la diriger ensuite par la visualisation pour créer certains phénomènes ou pour transformer la réalité. Si la pratique régulière du contrôle du souffle de la respiration permet ainsi d’acquérir et de développer certains pouvoirs psychiques, elle peut également exposer à de sérieux dangers si elle n’est pas encadrée par un Maître expérimenté qui en connaît parfaitement les arcanes (et qui connaît suffisamment bien les capacités et les limites du disciple qu’il initie à cette pratique). Comme le disait Shri Mata Amritanandamayi, pratiquer le Prânâyâma sans la pureté et la connaissance nécessaire « revient à vouloir faire rentrer dix kilos de riz dans un sac qui ne peut en contenir que cinq ». Je pense que cette métaphore est suffisamment explicite pour qu’il ne soit pas nécessaire de la commenter. De toutes manières, comme l’acquisition de pouvoirs psychiques n’est pas utile pour l’illumination, il n’y a pas d’intérêt à en parler sur un site tel que celui-ci.

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22) Pourquoi ai-je envie de dormir après avoir pratiqué une méditation guidée ?

Si la fatigue n’est pas due à un manque d’heure de sommeil (ou au processus de digestion), alors il se pourrait que le besoin de dormir soit la conséquence du rééquilibrage des énergies et de l’élimination des toxines. Dans tous les cas, buvez suffisamment d’eau avant et après la méditation guidée, et si cela ne diminue pas la fatigue, écoutez votre corps et reposez-vous un moment.

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23) Lorsque je dois me concentrer durant la méditation guidée, je me crispe automatiquement, pourquoi ?

Pour beaucoup d’entre-nous, la concentration a été pendant longtemps associée à des activités pour lesquelles nous nous mettions une certaine « pression sur les épaules ». À l’école, par exemple, la concentration était nécessaire pour comprendre ce qui nous était enseigné et pour obtenir de bons résultats. Si notre concentration était accompagnée de la peur d’échouer (ce qui est le cas pour beaucoup d’entre-nous…), notre corps s’est crispé sous l’effet de cette concentration, en particulier au niveau du visage (sourcils froncés, mâchoires serrées), de la gorge, du ventre (diaphragme bloqué) et des trapèzes (épaules relevées), réduisant notre capacité respiratoire et épuisant nos réserves d’énergies vitales. À la longue, la crispation est devenue une réponse automatique à l’état de concentration, créant ainsi un ancrage négatif, en quelque sorte. Dès lors, pour notre subconscient, la concentration présuppose le besoin d’atteindre un résultat positif et est accompagnée de la peur d’échouer. La contraction musculaire est la réaction naturelle du corps face à toutes formes de peur, qu’il s’agisse d’une forte angoisse ou d’une légère appréhension ; il s’agit en fait de la peur de devoir faire face à une dégradation de l’image de soi en conséquence d’un résultat non conformes à nos attentes et/ou à celles des autres.Pour remplacer la crispation par la détente durant la concentration, eh bien il suffit de relâcher intégralement les muscles contractés pendant que nous nous concentrons. De cette manière, progressivement, l’ancrage négatif « concentration = crispation » sera remplacé par un ancrage positif « concentration = détente ». Pour que cette reprogrammation du subconscient réussisse, il faudra veiller à associer cette détente musculaire à tous les contextes où notre concentration est sollicitée, et non pas uniquement à la séance de méditation guidée. Par exemple, si nous sentons que nous nous crispons lorsque nous jouons à un jeu de société entre amis, alors il faudra faire en sorte de relâcher intégralement le corps tout en restant bien concentrés sur la partie. Cela peut s’appliquer également lorsque nous sommes seuls face à nous-mêmes (lorsque nous nous focalisons sur un problème, par exemple). Ainsi, en faisant cela, notre énergie vitale ne sera plus dépensée inutilement par des crispations musculaires, et pourra être mise à disposition de notre concentration qui n’en sera que bien meilleure.

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24) Je n’ai jamais le temps de méditer !

Cette remarque que j’entends souvent repose sur une grande incompréhension. Il est bien clair que notre mode de vie dans cette société de consommation impose certaines « contraintes » auxquelles il est difficile de se soustraire : il faut travailler, s’occuper des enfants, faire à manger, faire son ménage, faire ses courses, gérer les affaires administratives, assumer des responsabilités au sein de la collectivité, dormir, etc. Toutefois, le fait de dire que le temps manque à cause de ces activités peut facilement être remis en question si l’on regarde les choses sous un autre angle.Sans avoir besoin d’énumérer tous les bienfaits de la méditation, il suffit de considérer le regain de vitalité qu’elle nous apporte pour comprendre que sa pratique n’est pas une perte de temps, bien au contraire ! En effet, en méditant, le prâna absorbé favorise la récupération à la fois physique et psychique et, par conséquent, nous sommes plus efficaces dans tout ce que l’on entreprend. De même, le besoin de sommeil diminue également puisqu’il est admis que le temps passé à méditer en pleine conscience (telle qu’il vous est proposé d’en faire l’expérience avec les méditations guidées du site) équivaut à trois fois la même durée dans le sommeil profond (1h de méditation vaut donc environ 3h de sommeil profond). En considérant les choses sous cet angle, le gain de temps devient évident !La méditation ne devrait toutefois pas être réduite à une vulgaire pratique que l’on ajoute à la longue liste de nos activités quotidiennes, mais plutôt comme un art de vivre que l’on intègre à ces mêmes activités. Alors, les bénéfices retirés de la pratique sont encore plus grands, à tous les niveaux…

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25) Quelle différence entre l’état méditatif et l’état de transe ?

Devenue très à la mode sur la scène « new age » notamment au travers du néo-chamanisme, du channeling et de la médiumnité (nouveau nom donné au spiritisme et à la nécromancie), la transe n’a strictement rien à avoir avec la méditation dans sa définition traditionnelle ! L’état de transe caractérise un état « altéré » de la conscience et donc une relative déconnexion de la réalité de l’instant présent rendant possible la communication avec d’autres plans de conscience, alors que la méditation est l’état de conscience le plus naturelle qui soit puisqu’il concerne la pleine et entière attention aux manifestations de l’instant présent. Là où l’état de transe rend quasi-impossible l’interaction de la conscience avec la réalité présente, l’état de conscience méditatif améliore et fluidifie cette même interaction.Il faut être extrêmement prudent avec le phénomène de la transe, car l’ouverture à certaines « dimensions » et aux informations subtiles qu’elle rend possible, permet également l’imprégnation du subconscient par toutes sortes d’influences dont on ne connaît ni la nature ni les intentions réelles (souvent bien différentes de celles qu’on leur prête de façon un peu trop sentimentale). Et lorsque le subconscient n’est pas ensemencé par des influences « extérieures », il peut l’être tout autant par l’auto-suggestion (soit dit en passant, c’est d’ailleurs par le biais de l’auto-suggestion que beaucoup de phénomènes dit « occultes » sont provoqués et que de nombreux messages spirituels sont « canalisés », sans que la personne qui en soit à l’origine en ait le moins du monde conscience, attribuant faussement et un peu naïvement ces manifestations à des influences tierces).

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26) Pourquoi utilisez-vous le pronom personnel « je » pour la guidance ?

L’emploi de la première personne du singulier comme pronom pour la guidance peut surprendre lorsqu’on pratique la méditation guidée pour la première fois, car on n’y est pas habitué, mais passé cet effet de surprise, il permet une bien meilleure descente en soi-même. La raison à cela est que le « je » supprime la barrière entre celui qui écoute et celui qui parle. Pour notre subconscient, c’est comme si nous nous parlions à nous-mêmes. Les suggestions sont donc beaucoup efficaces.Peut-être que ce mode de guidance ne fait pas l’unanimité, mais il est difficile de contenter tout le monde à ce niveau. Au début, j’utilisais le « tu » et certains m’en avaient reproché l’usage car ils le trouvaient beaucoup trop intime. Une femme m’a même dit un jour, je la cite « pourquoi utilisez-vous le tutoiement ? on ne se connaît pas, à ce que je sache… » . Eh oui, la sensibilité ainsi que le rapport au respect de certaines personnes peuvent exiger une certaine distance que le « vous » aurait favorisé. En tous cas, avec le « je », ce problème ne se pose pas.La meilleure solution serait sans doute de proposer les méditations guidées avec tous les modes de guidance possible afin que chacun puisse choisir celui qui lui convient le mieux, mais c’est un travail colossal et je n’en ai actuellement pas la motivation suffisante. Et puis, de toute manière, les témoignages reçus concernant l’usage du « je » me conforte dans l’idée que c’est la plus plébiscitée par les pratiquants. Qui plus est, ce mode de guidance a aussi le grand avantage de réduire les risques de transfert sur la personne qui guide, moi en l’occurrence. Et puis, il y a aussi un aspect pratique pour celles et ceux qui souhaiteraient reprendre les méditations guidées pour les enregistrer au son de leur propre voix, puisqu’elles n’auront pas à reprendre tout le texte en modifiant le pronom personnel utilisé.

Ces arguments en faveur du « je » ne valent pas pour les méditations guidées consacrées aux enfants, pour des raisons de maturité. La raison en est simple : l’enfant a besoin de la présence d’un adulte bienveillant à ses côtés, et le « tu » seras pour lui l’assurance d’être accompagné par cet adulte, et de ne pas être livré à lui-même par conséquent. Cela aura quelque chose de rassurant pour lui et il pourra d’autant plus facilement se détendre et retrouver ce contact avec sa vraie nature. (NB : des méditations guidées pour les enfants sont actuellement en projet. Elles seront conçues dans le but de les aider à ne pas perdre trop rapidement ce contact avec leur vraie nature qui est pureté, candeur, confiance, créativité et pour leur faire prendre conscience de cette source d’amour qui est en leur Cœur.)

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27) Utilisez-vous l’hypnose ou les messages subliminaux dans les méditations guidées ?

Non, je n’utilise ni l’hypnose ni les messages subliminaux dans les méditations guidées ou dans l’accompagnement individuel. La démarche spirituelle que je propose est basée sur l’apprentissage de la méditation en tant que positionnement intérieur, dont le but premier est de rendre la personne autonome dans sa capacité à accueillir la réalité telle qu’elle est, et non de l’aider à se débarrasser de ce qu’elle n’aime pas. Au risque de me répéter, la méditation, au sens où je l’entends, n’est pas une technique de développement personnel, mais une voie d’illumination intérieure (cf. points 3 et 4 ci-dessus).Ce n’est pas la libération de ce qu’on n’aime pas en soi-même qui est recherchée dans la méditation, mais bien son acceptation inconditionnelle. Il ne s’agit donc pas de se mettre dans le bon positionnement intérieur pour se débarrasser de l’ombre ou pour en guérir (ce qui équivaudrait à un jugement indirect, et donc à une non-acceptation), mais pour la seule joie d’Aimer ce qui est, tel que cela est. Pour cela, l’hypnose et les techniques d’ensemencement du subconscient (dont les messages subliminaux font partie) ne sont pas utiles.

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28) La méditation nous rend-elle imperméables aux énergies négatives ?

Je doute que la méditation soit susceptible de nous prémunir de ce genre de phénomènes désharmonieux, ou alors si, mais pas comme on pourrait l’imaginer au premier abord. Je m’explique : la méditation n’est pas une technique utilisée à partir d’une volonté de se maintenir à distance des perturbations et des turpitudes de la vie quotidienne, volonté qui ne peut émaner que de l’ego (il n’y a pas de jugement dans mes propos, mais un simple constat basé sur une étude approfondie des principes qui régissent la vie dans la matière). La méditation aide à gérer ces phénomènes grâce à l’ouverture à la Lumière qu’elle favorise. En effet, c’est cette Lumière qui va apporter l’harmonie et rendre l’âme vivante moins vulnérable par le renforcement de son système immunitaire et de sa psyché et, dans l’idéal, par la transmutation de la cause intérieure qui est responsable de l’apparition de la perturbation extérieure. La meilleure façon de maîtriser et de gérer ces phénomènes qui peuvent être déstabilisants j’en conviens, c’est donc d’y être intensément présent, et de leur offrir ainsi de l’espace pour exister, un espace de paix et d’acceptation inconditionnelle à partir duquel la force d’amour peut jaillir et œuvrer pour le retour à l’harmonie, et de faire de même pour la partie de soi-même qui est en souffrance en réaction à ces phénomènes.Tout ce qui nous arrive a un but précis et une attitude de « rejet » face à ces phénomènes ne peut qu’en alimenter la cause, qui est toujours intérieure. Prendre le bon positionnement face à ces phénomènes en ayant foi en la toute puissance d’harmonisation de la Lumière en nous, nous place dans un état de détente favorisant la régénération psychique, ce qui a pour effet de nous rendre moins vulnérables à ces phénomènes. Au contraire, si nous sommes « à fleur de peau », il est clair que nous sommes beaucoup plus sensibles et que notre réaction sera plus « épidermique » et douloureuse sur les plans physique et psychique.Le but premier de la méditation n’est pas de nous rendre intouchables ou insensibles, mais de nous permettre d’accueillir la réalité intérieure et extérieure depuis un espace de bienveillance et d’amour inconditionnel. Cela ne signifie donc pas que nous soyons coupés ou protégés de tout ce qui est désagréable ou inconfortable, mais qu’on puisse accueillir cela depuis un espace de paix intérieure. Et c’est ce qui fait toute la différence car depuis cet espace, il n’y a plus de volonté que les choses soient différentes de ce qu’elles sont.

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29) Dans certaines méditations, il est demander d’imaginer quelque chose. Que faire si je n’arrive pas à imaginer ?

© reznik_val - Fotolia.com

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Lorsqu’il vous est demandé d’imaginer quelque chose au cours de la méditation, faites simplement l’effort d’imaginer, avec vos capacités du moment, sans vous soucier d’atteindre un résultat parfait ! Sachez que la perfection de votre exercice méditatif ne se situe pas dans l’atteinte d’un résultat parfait tel que le mental se le représenterait selon des critères comparatifs, mais dans une dynamique intérieure qui est un état de conscience particulier. Cette dynamique est la suivante : concentrez-vous du mieux que vous le pouvez, dans le détachement du résultat. Si vous vous placez dans cette dynamique-là dans votre exercice méditatif, alors même si votre visualisation est de piètre qualité (image mentale floue et instable), vous aurez atteint la perfection, spirituellement parlant !Pour bien faire comprendre cette dynamique intérieure particulière, j’aime beaucoup utiliser l’exemple du petit enfant qui dessine un gribouillis. Ce petit enfant ne se soucie pas de la qualité « esthétique » de son dessin (il est détaché du résultat), il est simplement dans la joie de jouer, de créer, entièrement présent à ce qu’il fait (il est concentré). Sa joie vient du fait qu’il est entièrement présent et qu’il ne compare pas le résultat (son gribouillis) à ce qui « devrait être » selon un référentiel « bien-mal, beau-laid, parfait-imparfait ». Si vous vous placez vous aussi dans cette dynamique, alors vous ferez vous aussi l’expérience de la joie, quand bien même votre imagination serait de bien piètre qualité. Et dans cette dynamique intérieure, c’est l’émotion de joie qui vous fera le plus de bien, peut-être bien davantage que l’effet attendu par votre imagination tel qu’il vous est demandé de la produire durant l’exercice.Compte tenu de cela, vous pouvez peut-être comprendre que ce n’est pas la qualité du résultat qui rend heureux l’être éveillé (tout comme le petit enfant qui en manifestait également l’état dans mon exemple), mais l’état de conscience dans lequel il se place lorsqu’il agit dans le monde. Son bonheur n’étant pas conditionné par les choses de ce monde, il en est libre, et c’est pour cela que cette dynamique intérieure est à elle seule une voie de libération spirituelle. Gardez à l’esprit cet exemple du petit enfant et appliquez-le autant que vous le pouvez à vous-même, dans toutes vos activités (cuisine, bricolage, tâches administratives et ménagères, etc.). C’est par cet état de conscience que l’être humain peut être parfait comme le Père est parfait…

Cela étant dit, il faut tout de même remarquer que la capacité de visualisation est plus ou moins développée chez les individus, selon qu’ils soient plutôt visuels, auditifs ou kinesthésiques. Si vous ne vous sentez vraiment pas à l’aise avec la visualisation, alors utilisez votre sens favori, en lui appliquant là aussi cette dynamique.

Bien que ce soit là le sens auquel nous avons spontanément recours habituellement lorsqu’il est question d’imaginer quelque chose, l’imagination ne doit pas être limitée à la seule visualisation. En effet, l’imagination peut être étendue aux autres sens bien évidemment. Par exemple, s’il vous est demandé de visualiser la lumière blanche et que vous êtes plutôt de nature auditive, imaginez le son que ferait cette lumière (comme le son produit par un souffle, ou par le monosyllabe sacré « OM », par exemple). Si vous êtes plutôt kinesthésique, imaginez les sensations corporelles que vous procurerait cette lumière au contact de votre peau (sensation d’un souffle rafraichissant par exemple).

Ne vous souciez pas des résultats, mais jouez, amusez-vous à manier les énergies. Si vous procédez correctement selon les grands principes énoncés ci-dessus, votre pratique sera parfaite. Et c’est souvent lorsqu’on n’a pas d’attente que les meilleurs résultats sont obtenus…

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30) Pendant la méditation guidée, des flashs apparaissent furtivement sous forme d’images, représentant des personnes ainsi que des lieux connus et inconnus. Pouvez-vous m’expliquer ce phénomène ?

Vous rendez-vous compte de la complexité de la question ? Il est très difficile de définir avec justesse la nature de ce genre de phénomènes et leur origine…Sans être affirmatif, je dirais qu’il peut s’agir d’images formées par votre subconscient lorsque vous êtes placé-e dans un état de conscience qui vous rend particulièrement perméable et réceptif-ve à certaines influences psychiques, que celles-ci vous appartiennent en propre, ou qu’elles proviennent d’autres âmes (la différence entre l’intérieur et l’extérieur étant strictement nulle dans l’absolu).Ces images peuvent tout-à-fait n’avoir pas plus de réalité que celles de vos rêves nocturnes par exemple. Le cas échéant, elles sont construites de toute pièce par votre imaginaire. Mais il pourrait également s’agir de « formes-pensées » appartenant à d’autres personnes, qui vous sont proches ou que vous ne connaissez pas forcément, que vous capteriez par télépathie.

Au final, l’important n’est pas tant de savoir d’où viennent ces images, mais de sonder votre réaction par rapport à elles, au travers de ce que vous ressentez dans votre corps ! En réaction à ses images, ressentez-vous de la joie, de la tristesse, de la peur de la colère, ou vous laissent-elles indifférent ? En sondant le corps directement, sans rien faire d’autre que ressentir, vous évitez d’appréhender ces images au travers du filtre de votre système de croyances, de vos valeurs, de votre cadre moral, etc. Ainsi, vous évitez de vous laisser illusionner par votre mental ; vous plongez au cœur du vivant, au lieu de rester « scotché-e » en périphérie, dans le mental. En d’autres termes, vous entrez en résonance avec la réalité vibratoire dont l’image mentale n’est que le reflet symbolique dans votre psyché, en quelque sorte. Et en ressentant cette réalité vibratoire sans l’interférence de votre mental, vous projeter sur elle la Lumière de la conscience, ce qui vous permet d’en transmuter la nature au cas où celle-ci serait « ombrageuse », et c’est bien cela l’essentiel, qui se situe bien au-delà de la compréhension rationnelle du phénomène ! Cette compréhension pourra être obtenue dans un deuxième temps, depuis un espace paisible, détaché, non conditionné… Elle sera éclairée, intuitive.

En procédant ainsi, vous laissez le phénomène se libérer par lui-même, à l’intérieur de l’espace d’accueil inconditionnel que vous lui aurez réservé par votre état de pleine conscience focalisé sur lui, dans sa manifestation corporelle donc, procédant ainsi à une « catharsis », c’est-à-dire à une purification intérieure.

Ne cherchez donc pas tant à savoir d’où viennent ces images mentales et la raison de leur apparition dans votre esprit, mais cherchez plutôt à ressentir ce qu’elles éveillent en vous, au travers des sensations dans votre corps, en en étant le spectateur détaché. Faire cela est également la meilleure façon de garder la maîtrise de vous-même ! Et cela ne se limite pas à la pratique de la méditation guidée, mais s’applique également dans tous les cas où les conditionnements mentaux prennent le dessus et vous dévient de l’essentiel, qui est toujours la réalité de l’instant présent perçue au travers du corps.

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31) Quelle est la différence entre l’énergie vitale et le « souffle vital (prâna) » ?

Pour bien comprendre la différence qui existe entre ces deux notions que l’on considère généralement comme synonymes (à tort selon moi), considérons premièrement que toute création est le fruit de l’union de deux polarités complémentaires. Ces deux polarités sont le yin et le yang, féminin et masculin, substance et essence, passif et actif, magnétique et électrique, ténèbres et lumière. Sur le plan de la manifestation formelle, auquel appartiennent les formes du monde manifesté (et le cosmos dans son ensemble, dont l’âme individuelle fait partie), le « souffle vital » (prâna) correspond à la polarité masculine (yang – actif – électrique). Il est le prolongement (ou l’extension) du Souffle divin dans le domaine du « vivant », raison pour laquelle l’adjectif « vital » lui est attribué. L’énergie vitale, quant à elle, est le produit de l’union entre ce « souffle vital » et le principe féminin, qui est la materia prima, et dont le corps physique est le symbole sur le plan individuel. Ce corps physique, par son caractère substantiel et passif, joue le rôle de réceptacle, de « coupe » recueillant cette essence subtile qu’est le prâna. Lorsque ces deux principes complémentaires entrent en connexion, à chaque inspiration, l’énergie vitale est créée. En d’autres termes, sur le plan de l’individualité, l’énergie vitale est donc produite à chaque inspiration. C’est la respiration qui est la « pompe » permettant d’absorber le prâna afin qu’il puisse l’animer (du latin anima, signifiant à la fois « souffle » et « vie »), c’est-à-dire lui donner vie, sous la forme de l’énergie vitale. Cette énergie vitale, en tant que le fruit de l’union des principes féminin et masculin, est ce que l’on peut appeler de l’électromagnétisme. Il est à la fois yin et yang. Lorsque vous méditez et que vous entrez dans un état de présence à l’instant présent, votre mental et votre émotionnel s’apaise. Vous prenez la position du témoin silencieux, désidentifié des schémas égotiques. Dans cet état d’être, votre corps se détend et votre respiration devient naturellement plus profonde, plus fluide, sans nécessité de contrôle par la volonté consciente, permettant par conséquent une meilleure absorption de prâna. Cet afflux accru de prâna dans le corps va produire davantage d’énergie vitale, que vous allez ressentir sous la forme de chaleur, de vibrations, de fourmillements. Vous vous sentez alors plus « vivant-e », vibrant-e, signe de la plus forte imprégnation de votre corps par le prâna.La création de l’énergie vitale sur le plan de l’individualité (microcosme) peut être transposée, par analogie, au plan cosmique (macrocosme). La pénétration du corps par le prâna sur le plan de l’âme individuelle correspond en effet au Fiat Lux cosmogonique, le « Que la Lumière soit » jaillissant de l’Absolu et illuminant les Ténèbres primordiales pour en tirer le Cosmos (la Création, la « Vie »). Dans le symbolisme chrétien, cela correspond à l’union du Saint-Esprit et de la Vierge, donnant naissance au Christ, en tant que le « Vivant », cette énergie vitale, fruit magnifique de l’union du masculin et du féminin. Le Christ, en tant que Principe s’exprimant à travers Jésus, ne disait-il pas, en parlant des hommes et de son Père : « moi en eux, et Vous en moi » (Jean 17:23) et aussi « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14:6) ?

Voilà un magnifique sujet de méditation, n’est-il point ?

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32) Tantôt vous parlez de l’importance capitale de mettre en pratique les trois clés de l’ouverture au prâna, tantôt vous dites qu’il n’y a rien d’autre à faire que ressentir. N’est-ce pas ambivalent ?

Vous avez raison, cela peut paraître ambivalent, et c’est pourquoi je vais vous apporter quelques précisions qui, je l’espère, vous permettront de mieux comprendre que ce sont là deux assertions qui ne se contredisent point. La pratique des trois clés (ressenti, relâchement et posture, cf. point 1) est un conseil général qui peut être appliqué au quotidien, et qui permet de faire de la pratique méditative un art de vivre, un état d’être, comme il me plaît à le dire. En les appliquant, vous vous ouvrez effectivement au « souffle vital » (prâna), ce qui vous permet d’augmenter votre taux vibratoire et, par conséquent, votre marge intérieure. De ce fait, votre confiance, votre force intérieure, votre vigilance ainsi que votre capacité à agir avec recul et discernement augmentent, porté-e, inspiré-e que vous êtes par cette influence spirituelle bénéfique qu’est le prâna. Cela vous place dans un état idéal pour vous désidentifier des réflexes conditionnés de l’ego et pour accueillir inconditionnellement les émotions dysfonctionnelles qui lui sont liées. Par contre, si vous ne faites pas l’effort de cultiver aussi souvent que possible cette dynamique des trois clés, vous risquez d’être plus facilement la proie de vos conditionnements égotiques, réduisant alors votre marge intérieure à chaque fois que vous en êtes sous l’influence, et finissant par être « à bout de souffle ».

Un symbole de l'âme humaine, en tant que reflet individualisé de l'Absolu dans le monde de la forme.

Un symbole de l’âme humaine, en tant que reflet individualisé de l’Absolu dans le monde de la forme.

Il faut bien comprendre que votre marge intérieure est en rapport direct avec la quantité d’énergie vitale dont vous disposez. Imaginez un cercle avec un point au milieu, symbolisant votre âme. Le point central, c’est la conscience immanente que vous êtes au-delà de la forme, de laquelle jaillit le « souffle vital » (prâna). La périphérie représente l’ego. La marge intérieure entre le point central et le cercle périphérique, c’est l’énergie vitale dont vous disposez. Remarquez que si vous êtes « à bout de souffle », la marge entre le centre et la périphérie est réduite à son minimum, et la conscience se confond alors avec l’ego : vous êtes sous l’emprise de l’ego. A l’inverse, si vous disposez d’une grande marge intérieure, vous avez suffisamment de distance pour observez les schémas de l’ego depuis le centre paisible de votre être, qui se distingue aisément de la périphérie (l’ego). Vous êtes alors beaucoup moins vulnérable…!

Ainsi, grâce à la grande marge intérieure créée par la mise en pratique des trois clés, il vous est plus facile d’accueillir les « remous » émotionnels lorsqu’ils se présentent. Et c’est dans ce cas précis, lorsqu’une « ombre » se manifeste en vous sous la forme de la colère, de l’angoisse, de la dépression ou d’un stress malsain, que je préconise de ne rien faire d’autre que de ressentir. Dans ces cas là, si vous ressentez cette ombre et que, en même temps, vous corrigez votre posture et vous relâchez votre corps, vous n’êtes pas à 100% concentré-e sur la manifestation vibratoire produite par cette ombre dans votre corps, et vous limitez par conséquent votre capacité à orienter le prâna sur elle en vue de sa transmutation en lumière. Mais pour que vous soyez efficace dans votre capacité à projeter le prâna sur cette ombre, il faut que vous soyez suffisamment bien « centré-e » pour le faire, et c’est là que cette notion de marge intérieure revêt une importance capitale. Si votre marge intérieure est très faible au moment où vous êtes réactivé-e, vous êtes à « bout de souffle », et vous êtes facilement emporté-e par le « courant » émotionnel. Il vous est par conséquent difficile de faire ce travail d’accueil de votre état d’âme. Vous vous laissez aisément hypnotiser par le schéma dysfonctionnel, dépourvu-e de maîtrise intérieure qui vous permettrait de rompre l’identification par la position du spectateur détaché de la scène qui est en train de se jouer en vous-même, par le ressenti équanime des sensations corporelles produites par l’état d’âme.

En d’autres mots, les trois clés s’appliquent d’une manière générale quand vous n’êtes pas réactivé-e par un schéma émotionnel dysfonctionnel, alors que le ressenti, seul, doit s’appliquer uniquement quand vous êtes influencé-e par l’un de ces schémas dysfonctionnels (dysfonctionnel, dans le sens où il vous empêche d’agir tel que vous le souhaitez).

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  • Le texte des 24 méditations guidées
  • 38 questions-réponses sur la pratique de la méditation guidée
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